TSX - RBX
30/04/2017 - 08:56:47 (ET)
Last trade: $ 0.085 Variation | Volume: 27300 | Change: -0.005
Categories Menu

Posted by on Nov 4, 2014 in 2014 |

2014-11-04 Lettre ouverte aux actionnaires de Robex

Québec, Québec, le 4 novembre 2014 – Le 9 octobre 2014, Ressources Robex Inc. (TSX-V : RBX / FWB : RB4) a informé le marché et ses actionnaires de la suspension de ses opérations à la mine de Nampala pour une durée indéterminée.  Cette communication était indispensable. Robex estime qu’un élément de la confiance passe par une grande transparence qui, par ailleurs, est une obligation légale.

 

Cette communication ne signifie en aucun cas que la situation est désespérée, tant s’en faut ; même si elle comporte le risque inhérent à toute entreprise à commencer par le risque imprévisible.

 

Quelle est la situation ?

 

À l’issue de la mise en service des installations complètes, nous avons constaté qu’un des équipements actuels ne permet pas d’atteindre la pleine rentabilité de la mine de Nampala. Nous sommes arrivés à ce constat après avoir franchi, certes avec succès, diverses étapes difficiles nous retardant par rapport aux prévisions et au budget initial.

 

Jusqu’à présent, les diverses embûches ont toujours fini par trouver leur solution grâce à la pugnacité de la direction, des cadres, collaborateurs et des sous-traitants de la société à Québec, à Nampala et à Bamako. Ainsi, les coûts d’exploitation de la fosse et d’opération de l’usine ont démontré un prix de revient très bas compensant largement la baisse du prix de l’or depuis le début du projet.

 

Nous voudrions rappeler à cette occasion que les achats d’équipements et leur choix avaient été effectués par l’équipe de management précédente.

 

À l’origine, les études de faisabilité initiales évaluaient l’investissement à environ 54 millions de dollars canadiens pour une production maximum de 5400 tonnes/jour.

 

Petite précision, la quasi-totalité du matériel est achetée en dollars US ou en euros, la baisse du dollar canadien par rapport à ces deux autres devises occasionne pour le moment  un surcout de facto de l’ordre de 20 %.

 

Le projet d’usine, et notamment le choix des équipements et les options techniques, préparés par l’équipe de management précédente, ramenait l’investissement à environ

12 millions de dollars Canadien réévalués à 25 millions de dollars canadiens par nécessité de fonctionnement. Mais ces choix et options techniques se sont révélés erronés et s’avèrent, au final, inadaptés. Une partie du matériel choisi ne permet de traiter qu’une production limitée de 1500 tonnes/jour qui grâce aux efforts effectués a atteint 2800 tonnes/jour. Ce qui malgré cette performance reste insuffisant au regard du rendement limité de notre système d’élution.

 

En effet, le problème majeur résulte de la lenteur et du très faible rendement du système actuel d’élution qui ne pouvaient être détectés qu’à l’issue de la mise en service de l’ensemble de l’usine après 3 mois d’exploitation nécessaires au chargement du charbon en or ; en septembre 2014. Le choix avait été validé par un métallurgiste canadien expérimenté en liaison avec le fournisseur de cet équipement.

 

Continuer à exploiter la mine dans ces conditions ne pouvait mener qu’à un résultat fortement déficitaire.

 

Le plan d’action en cours

 

Plusieurs actions immédiates ont été engagées. La première étape a été de prendre les mesures pour réduire au maximum la consommation mensuelle de trésorerie en interrompant la production. Une autre étape a été d’engager un dialogue avec nos collaborateurs, nos fournisseurs, et nos actionnaires. Un des premiers objectifs étant de réduire les dépenses et la dette autant que possible.

 

La direction de Robex travaille ardemment à la finalisation d’un plan d’action comprenant la mise à jour du modèle d’affaires sur la base du rapport d’un expert indépendant, à savoir la société Soutex. Plan permettant la définition et le chiffrage des opérations à mener pour sortir de la crise actuelle.

 

Le projet d’usine originel était en plusieurs phases et Robex avait prévu de faire évoluer les installations en les agrandissant et en les complétant à l’aide de la trésorerie dégagée par la production d’or.

 

Il est désormais nécessaire de remplacer et compléter plusieurs équipements pour passer directement à une production de 5500 tonnes/jour.

 

Les travaux d’analyse financière et technique réalisés montrent que cet objectif d’amélioration du volume et de l’efficacité du traitement peut être atteint et que la mine serait extrêmement rentable. Il est donc nécessaire pour ne pas dire vital de trouver rapidement les fonds permettant d’anticiper des investissements qui avaient été prévus plus tard, et qui auraient de toute façon généré un arrêt provisoire des installations.

 

Le plan de sortie de crise

 

Nous estimons, en nous appuyant sur le rapport technique d’une expertise indépendante, que moyennant les investissements qui sont décrits ci-après la mine de Nampala pourrait arriver à un volume de traitement de 5500 tonnes/jour, avec un taux de récupération de l’or optimal, générant entre 45 et 50 mille onces d’or par an… Soit environ plus d’une tonne et demie d’or chaque année !

 

C’est une situation très profitable permettant de financer la croissance de Robex.

 

Même si trouver de nouveaux capitaux n’est pas facile au regard de l’état du marché des mines, la situation n’est pas insurmontable. En outre, le patrimoine minier de l’entreprise constitué de ses permis et de ses explorations est un élément supplémentaire pour conforter la confiance des investisseurs et prêteurs.

 

Voici la liste des investissements :

 

–           changement du système d’élution ;

–           ajout de cuves CIL ;

–           forage complémentaire pour augmenter l’approvisionnement en eau ;

–           modification de l’alimentation du débourbeur ;

–           rachat de cuves et filtration gasoil ;

–           augmentation de la capacité de débourbage ;

–           ajout d’un circuit de broyage ;

–           ingénierie et tests métallurgiques ;

 

Les équipes de Robex ont travaillé en tenant compte des délais prévisionnels des fournisseurs. Rien n’empêchera de faire mieux avec beaucoup de travail et un peu de chance, pour réduire ces délais et reprendre la production le plus vite possible. Par ailleurs, Robex prendra soin de faire vérifier et suivre par un expert indépendant l’ensemble des travaux et le redémarrage.

 

Le groupe Cohen qui a soutenu le développement de la mine ces derniers mois a confirmé son intention de « ne pas quitter le navire » et après avoir précisé qu’il n’a pas profité de cette période difficile soit pour céder des titres, soit pour en acquérir, précise qu’il n’a d’ailleurs pas pour habitude de profiter de la difficulté des entreprises pour obtenir de quelconques avantages.

 

Le groupe Cohen a indiqué que advenant que si des nouveaux capitaux étaient trouvés auprès des actionnaires actuels et futurs, il pourrait contribuer à soutenir Robex au moins à due proportion de sa participation par au moins trois moyens envisageables :

 

1 – la conversion de sa débenture ;

2 – la conversion de son compte courant ;

3 – et par un apport complémentaire en capital avec les autres actionnaires ceci visant à marquer son soutien et sa confiance dans le projet.

 

La direction de Robex a observé la baisse du cours de bourse et constate que cette baisse résulte largement de ventes de titres dans un faible volume d’échange qui a amplifié la baisse du titre.

 

Le message que Robex tient à adresser à ses actionnaires est en substance que Robex a besoin de tous pour s’en sortir, que le chemin vers le succès est balisé, et que les éléments connus peuvent sérieusement alimenter la confiance, que rien n’est perdu, et que le modèle d’affaires démontre que l’apport de nouveaux capitaux est un objectif réaliste pour un projet largement prometteur. La direction espère établir prochainement les paramètres d’un financement permettant de supporter Robex pour permettre d’atteindre la rentabilité qui lui est due.

 

Cet apport de capitaux devrait représenter un minimum de 15 millions de dollars US qui devraient suffire à commander, installer et redémarrer l’usine avec une production nominale ; cette somme représenterait un minima atteindre l’objectif de 5400 tonnes/jour.

 

En conclusion…

 

Robex réservera le meilleur accueil à tous les actionnaires ou prêteurs qui sauront comprendre l’ambition et le réalisme de ce projet.

 

Ils auront d’autant plus intérêt à le faire que cette opération pourrait se dérouler à un prix d’exercice attractif et raisonnable que le conseil d’administration avec l’accord préalable du TSX et l’assistance de ses conseils pourrait fixer. Afin de désendetter la société, la famille Cohen pourrait proposer une conversion anticipée de la débenture et de tout ou partie du compte courant de Georges Cohen ; ces opérations étant soumises à l’approbation du conseil d’administration et du TSX. L’ensemble de ces opérations constituerait ainsi un apport de trésorerie, un désendettement et un nettoyage substantiel du bilan qui devrait permettre à ce redémarrage de se placer dans les meilleures conditions.

 

Nous vous remercions, chers actionnaires, de votre soutien.

 

  • 30 –

 

Pour renseignements :

Georges Cohen

Président et Chef de la direction  

Richard Faucher

Vice-Président du Conseil

Téléphone :   (581)  741-7421
Courriel :       info@robexgold.com

 

Renseignements prévisionnels

La Bourse de croissance TSX ou le fournisseur de services de réglementation (tel que défini dans les politiques de la Bourse de croissance TSX) n’assume aucune responsabilité quant à l’authenticité ou à la précision de ce communiqué.

 

Le présent communiqué comporte des énoncés pouvant être considérés comme des « renseignements prévisionnels » ou des « énoncés prospectifs » en termes de droit des sûretés. Ces renseignements prévisionnels sous-tendent des incertitudes et des risques, dont certains échappent au contrôle de Robex. Les réalisations et les résultats finaux peuvent différer considérablement des prévisions formulées implicitement ou explicitement. Ces écarts peuvent être attribuables à de nombreux facteurs, notamment à l’instabilité du prix des métaux sur le marché, aux conséquences de la fluctuation du taux de change et des taux d’intérêt, à une évaluation inexacte des ressources, aux risques en matière d’environnement (durcissement de la réglementation), à des situations géologiques imprévues, à des conditions d’exploitation défavorables, aux risques politiques inhérents à l’exploitation minière dans les pays en développement, à un changement de politiques gouvernementales ou de règlements (lois et politiques), à une incapacité d’obtenir les permis et les approbations nécessaires auprès des organismes gouvernementaux ou à tout autre risque lié à l’exploitation et au développement miniers. Rien ne garantit que les circonstances prévues dans ces énoncés prospectifs surviendront, voire qu’elles profiteront à Robex, le cas échéant. Les renseignements prévisionnels sont fondés sur les estimations et les opinions de l’équipe de direction de Robex au moment de leur publication. Robex ne s’engage aucunement à rendre publics des mises à jour ou des changements concernant ces énoncés prospectifs à la lumière de nouveaux renseignements ou évènements, ou pour tout autre motif, sauf si les lois en matière de valeurs mobilières l’exigent.